Un point de vue d’ici sur la fraude publicitaire
La semaine dernière, durant mes vacances, Jérôme Plantevin du Journal Les Affaires a publié un article intéressant sur la fraude publicitaire (click fraud). Intéressant, puisqu’il a recueillit l’opinion de plusieurs experts d’ici (Paula Gignac, présidente du Bureau de la publicité interactive du Canada, Luc-André Cormier, vice-président, produits et médias de Cossette Communication Marketing ainsi que Mitch Joel, président de l’agence montréalaise de marketing Twist Image). En effet, trop souvent on se contente de diffuser des statistiques américaines sans les confronter avec la réalité des gens d’ici.

J’ai été moi-même appelée à me prononcer sur cette question dans cet article. Selon moi, les annonceurs d’ici ne surveillent pas suffisamment leurs statistiques sur une base quotidienne pour s’apercevoir s’ils sont effectivement victime de fraude au clic. Une bonne façon d’y parvenir est de comparer ses taux de conversion. Un taux de conversion exceptionnellement bas est généralement attribuable à une fraude sur un de ses réseaux.
Il ne faut pas hésiter à contacter les régies publicitaires (Google, Overture, Networlmédia et Canoë Klix) si vous vous apercevez d’une situation anormale, ils seront souvent très ouverts à vous créditer un montant et votre observation servira tous les annonceurs du réseau. Selon mon expérience, la fraude au clic sur certains réseaux peut atteindre jusqu’à 15%. Je vous conseille de particulièrement surveiller les clics générés sur les sites des partenaires des principales régies publicitaires et sur les publicités contextuelles qui sont plus difficile à contrôler par les régies.
Cet article de monsieur Plantevin s’insère dans une série, je vous invite donc à lire dans les prochaines semaine « Comment lutter contre la fraude publicitaire sur le Web » et « Les nouveaux canaux de la publicité sur Internet ».
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29 août 2006 à 6:44
Certaines applications de monitoring de clicks frauduleux existent sur le marché tel que AdWatcher, ClickFacts et Click Forensics. Est-ce que vous avez essayé ces applications ?
Comparer les taux de conversions est une bonne mammographie maison, mais il peut s’avérer difficile de déclarer le pourcentage de perte frauduleuse par cette méthode et d’obtenir un remboursement.
6 septembre 2006 Ã 6:18
Par contre Google ne soutien aucune de ces applications pour plusieurs raisons. La principale raison serait leurs méthodologies de calculs de clic frauduleux. Ma réponse officielle fut: "We definitely do understand your concern and the reasons why advertisers implement 3rd party tracking. Unfortunately as mentioned below, Google does not comment or advocate any of the programs. What we can tell you is mentioned below and that Google’s numbers are audited by Ernst & Young."
Si tu as le temps, tu peux analyser tes logs ligne par ligne !